Qu’il est charmant Patrick Watson. Et l’univers du groupe, enivrant. Un univers de grésillements, clapotements, frottements et distorsions, qui, mercredi soir, paraissait plus sobre que sur leur dernier album, le très dense Wooden Arms. On avait beau retrouver les mêmes envolées instrumentales, les morceaux respiraient beaucoup plus. Et pour cause. Des projections – dont un court-métrage plus ou moins efficace – agrémentaient le programme. Elles n’avaient peut-être pas la même envergure qu’au Festival de Jazz de Montréal le 5 juillet dernier, mais elles venaient tout de même corroborer la vision iconoclaste des artistes montréalais. L’élément de mise en scène le plus apprécié demeure la traversée des quatre musiciens à travers la foule, tous pourvus d’un attirail de lumières et de porte-voix sur le dos.
Côté set list, le quatuor a commencé en lion avec Fireweed, Tracy’s Water et Beijing. Mais pas de The Great Escape sur le radar. Le bonheur de participer à un festival qu’ils affectionnent tout particulièrement était palpable dans les interventions de Watson. Sans oublier sa grande générosité lors des rappels – au nombre de cinq, incluant une jolie chanson en français. Une prestation harmonieuse et aboutie, tant au point de vue musical qu’esthétique.
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