Robyn: dancing queen

Robyn n’est peut-être pas la princesse proclamée de la pop commerciale, mais à l’issue de son concert vendredi soir à l’Impérial de Québec, on ne pouvait que la couronner reine de la dance-pop (désolé Gaga, Britney, Perry et compagnie).

Perchée sur ses souliers plateformes et cintrée d’un legging animalier, la chanteuse suédoise a déballé sa charge de hits accrocheurs, issus pour la plupart de son récent triptyque Body Talk, en ne manquant pas de les incarner de la tête aux pieds. Sans jamais perdre le rythme, la note ou le sourire.

S’appuyant sur un charisme épique, des instrumentations éclectiques et des bidouillages toniques menés habilement par les membres de son band aux allures de scientifiques, la blonde peroxydée s’est acquittée de transformer le parterre clairsemé en piste de danse disjonctée.

Parce que, oui, la salle était loin d’être remplie à ras bord, contrairement au Métropolis débordant à Montréal et aux autres haltes courues de sa présente tournée nord-américaine.

Qu’importe, la faune québécoise déjà conquise aux premières notes de Time Machine l’a accueilli avec chaleur et sincérité. Et Robyn lui a bien rendu en disant apprécier Québec et en ne répétant pas son erreur de la veille (alors qu’elle a salué Toronto devant le public montréalais).

C’est clair, l’artiste de 31 ans, qui roule sa bosse depuis plus de 15 ans, était en pleine possession de ses moyens avec les Dancing On My Own, Hang With Me, Indestructible et Love Kills, valeurs sûres qui ont mérité un tonnerre d’acclamations.

Et elle a assaisonné au passage des pièces plus faibles de sa trilogie musicale, si ce n’est des jolis moments conférés par Dancehall Queen ou Stars 4-Ever.

Au dernier tour de piste, elle a fusionné avec adresse son premier succès des années 90 Show Me Love à la mythique Dancing Queen des compatriotes suédois d’ABBA.

Confirmant du coup qu’elle a tout d’une pop star affranchie qui baigne naturellement dans les paillettes et les amourettes.

Diamond Rings & Natalia Kills
Le Torontois John O’Reagan, qui s’affiche sous le nom de Diamond Rings, a précédé Robyn avec une indie-pop instrumentale. Devant un public réceptif quoique éberlué, il s’est activé seul sur scène, passant de la console et du clavier à la basse, et s’est lancé dans des danses plutôt maladroites. Derrière ses beats synthétiques et son maquillage bariolé, le jeune artiste de 25 ans cache une voix caverneuse et énigmatique qui surprend et un travail, plutôt aride, qui demande plus d’une écoute.

Plus tôt, la star montante britannique Natalia Kills est venue briser la glace avec une très courte performance de laquelle on ne retient que son single Mirrors, qui commence à tourner ici et qui fait un tabac de l’autre côté de l’Atlantique. Sa chanson Love Is A Suicide accompagnée d’une chorégraphie violente à l’endroit de ses deux danseuses surexcitées ne passera pas à l’histoire.

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Les amours imaginaires: le charme opère

Un gars, une fille – Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) pour être précis – tombent un beau jour sous le charme de Nicolas (Niels Schneider), un nouveau venu de la campagne. S’ensuit un duel sournois entre les deux amis, qui est entretenu par le bellâtre en question.

Dans Les amours imaginaires, deuxième film de Xavier Dolan, tout tourne autour de ces indices qui laissent croire que, de ces gestes qui invitent à, de ces propos et invitations ambigus, de ce non-dit qui mêle souvent les cartes sentimentales.

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Multitâche, multiples nuances

Texter et chatter sur MSN à l’écoute d’un match de hockey tout en étudiant pour son examen de comptabilité. Jouer aux cartes en suivant l’intrigue de Six Feet Under et en se laissant bercer par l’électro-pop de MGMT. Ce sont là les réelles routines de Marie-Claude, Maryse et Maxence, trois «multitâcheux» dans la vingtaine. Ils sont aguerris et loin d’être guéris de leur propension à être distraits, parce que tiraillés entre une flopée de médias d’information. C’est grave, docteur? Peut-être pas autant qu’on semble nous le faire croire.

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Peter Gabriel revisite Arcade Fire (et d’autres)

L’ex-leader de Genesis, Peter Gabriel, sortira le 15 février prochain Scratch My Back, un album de reprises à saveur rock indé. Le chanteur britannique a notamment puisé dans le répertoire d’Arcade Fire, Bon Iver, David Bowie, Elbow et Radiohead.

Avec ce nouvel album en sept ans, Gabriel n’a pas seulement voulu retravailler avec des œillères les compositions d’artistes chouchous. Non. Il souhaitait par la même occasion entretenir un dialogue musical. Il semblerait que certains musiciens dont il reprend les chansons lui rendront la pareille dans une pièce. Les détails sur cette collaboration sont à venir. Lire la suite »

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Les mots-clés de 2009

N’ayez crainte, loin de moi l’idée de vous assaillir d’un autre bilan ISO-2009. Du moins, pas tout à fait. C’est juste que, un an après l’ouverture de mon blogue sur WordPress, force est de constater que certains internautes y atterrissent pour des motifs tantôt cocasses, tantôt nébuleux. Je vous partage donc un ramassis des pires termes tapés dans un moteur de recherche par certains visiteurs.

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Cul-de-sac musical

Quand c’est pas Boom Desjardins qui reprend de soi-disant succès rock du Québec, c’est Garou qui joue au crooner sensuel en écorchant au passage les Je veux tout d’Ariane Moffatt et Sorry de Madonna. Qu’un Claude Dubois ou un Jean-Pierre Ferland décide de replonger dans son répertoire le temps d’un album de duos, ça passe toujours. L’exercice de rétrospective semble alors dépasser le principe de la machine à saucisses.

Depuis deux ans par contre, les disques de reprises pullulent dans les bacs des disquaires. Autant l’artiste confirmé que l’interprète-sans-saveur-abonné-des-tapis-rouges empruntent, dans toutes ses déclinaisons, le chemin facile des reprises. L’important est désormais de pousser la note sur des chansons popularisées, avec justesse si possible.

Doit-on craindre un point de non-retour pour la chanson québécoise? Peut-être, si on considère que certains revisitent des pièces sans même les connaître. Peut-être aussi, si on considère que la notoriété des uns et des autres l’emporte sur la qualité et l’originalité. Mais il vaut mieux croire que les disques de reprises sont les nouveaux disques de Noël. Ça pogne, ça vend et ça ne fait pas long feu.

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Petite Vie Noël Story, petit gâchis

L’attente était grande, peut-être trop grande pour l’émission spéciale La Petite Vie Noël Story. D’autant plus que le retour réussi de l’émission en 2002, là aussi avec un épisode de Noël, avait cristallisé son titre d’émission culte. Sept ans plus tard, la nouvelle mouture du sitcom s’est malheureusement gâtée, telle une infâme recette de Thérèse.

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Coeur de pirate a toujours le vent en poupe

«Je suis passée de la fille pas connue à la fille qui a sa face partout.» Cœur de pirate est aussi la chanteuse de 20 ans qui, en l’espace d’un an, a vendu 150 000 albums des deux cotés de l’Atlantique. De Montréal à Paris, en passant par Londres, et bientôt de passage à Chicoutimi, elle vogue sur le succès tout en gardant les pieds sur terre.

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Karen O et les maximonstres

À quelques jours de la sortie du très prometteur Where the Wild Things Are, il serait dommage de passer sous silence l’excellente bande sonore du film, composée et produite par Karen O des Yeah Yeah Yeahs.

La singulière chanteuse des YYYs a été approchée par le réalisateur du film, Spike Jonze, en l’occurrence son ex-conjoint. Elle s’est alors entourée d’une pléiade de musiciens, en commençant par ses comparses Brian Chase et Nick Zinner. Jack Lawrence et Dean Fertita, entre autres membres de The Dead Weather et The Raconteurs, comptent aussi parmi la dizaine de collaborateurs de Karen O and the Kids.

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Flo Rida: un flot de hits, sans plus

Flo RidaÀ première vue, la venue de Flo Rida à l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu figurait parmi les bons coups du festival. Depuis son entrée dans les hautes sphères du hip-hop en 2008, le rappeur américain est une véritable machine à hits et c’était en l’occurrence un de ses rares arrêts au pays. Sauf que sa performance s’est avérée bancale et brouillonne.

En fait, le show a commencé sur les chapeaux de roue avec une très cacophonique In the Ayer. Les marmonnements des trois accompagnateurs de Flo Rida empiétaient sur les paroles déjà inaudibles de la tête d’affiche. C’est sans doute pour se faire pardonner de cette mauvaise entrée en matière qu’ils ont lancé des serviettes autographiées dans la foule avant d’entreprendre la suite…

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