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Peter Gabriel revisite Arcade Fire (et d’autres)

22 janvier 2010 · Laisser un commentaire

L’ex-leader de Genesis, Peter Gabriel, sortira le 15 février prochain Scratch My Back, un album de reprises à saveur rock indé. Le chanteur britannique a notamment puisé dans le répertoire d’Arcade Fire, Bon Iver, David Bowie, Elbow et Radiohead.

Avec ce nouvel album en sept ans, Gabriel n’a pas seulement voulu retravailler avec des œillères les compositions d’artistes chouchous. Non. Il souhaitait par la même occasion entretenir un dialogue musical. Il semblerait que certains musiciens dont il reprend les chansons lui rendront la pareille dans une pièce. Les détails sur cette collaboration sont à venir.

Depuis cette semaine, il est possible d’entendre le premier extrait intégral de Scratch My Back sur le site de StereogumMy Body Is a Cage, du réputé band montréalais Arcade Fire.

La version de Peter Gabriel demeure grave, orchestrale (quoique dépouillée de sa couche d’orgue originale) et est rehaussée par un chœur. À son écoute, on peut croire qu’il n’égratignera pas trop les autres chansons qu’il a sélectionnées :

1. Heroes (David Bowie)
2. The Boy in the Bubble (Paul Simon)
3. Mirrorball (Elbow)
4. Flume (Bon Iver)
5. Listening Wind (Talking Heads)
6. The Power of the Heart (Lou Reed)
7. My Body Is a Cage (Arcade Fire)
8. The Book of Love (The Magnetic Fields)
9. I Think It’s Going to Rain Today (Randy Newman)
10. Après moi (Regina Spektor)
11. Philadelphia (Neil Young)
12. Street Spirit (Fade Out) (Radiohead)

Porté par cette nouvelle galette de reprises, Peter Gabriel s’arrêtera à Montréal le 28 avril, dans le cadre de sa tournée The New Blood Tour.

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Les mots-clés de 2009

4 janvier 2010 · Un commentaire

N’ayez crainte, loin de moi l’idée de vous assaillir d’un autre bilan ISO-2009. Du moins, pas tout à fait. C’est juste que, un an après l’ouverture de mon blogue sur WordPress, force est de constater que certains internautes y atterrissent pour des motifs tantôt cocasses, tantôt nébuleux. Je vous partage donc un ramassis des pires termes tapés dans un moteur de recherche par certains visiteurs.

5. «geneviève dorion-coupal allergie»
Il semble que quelqu’un quelque part se soit déjà inquiété pour la santé de la chorégraphe de Star Académie. Pas sûr que ceci l’ait vraiment aidé. Weird.

4. Décolleté, g-string et autres choses «sexy»
Ceux qui recherchaient une «photo sexy anne marie withenshaw», une «chelie castonguay en j string» ou une «cheli castonguay en décolleté» ont dû être déçus de constater que rien de tel n’orne mes billets. La chanteuse Yelle et le festival d’été (?) ont également apparu à côté du mot «sexy» dans les recherches. Le festival d’été, come on.

3. «lady gaga est faucher» et «lady gaga est une pute», ex aequo
À lire bientôt : Lady Gaga a fauché une pute.

2. «recit erotique spectacle parental enivra»
À la demande générale, je compte rédiger un récit érotique basé sur un spectacle parental intitulé Enivra. Ou peut-être critiquerai-je un spectacle parental enivrant caractérisé par son récit érotique. C’est encore à travailler.

1. «music rené la taupe titre merde»
Cette suite logique de mots-clés remporte la palme de la recherche la plus étrange. Que dire de plus?

Sur ce, je vous souhaite une heureuse année 2010, qui, espérons-le, sera aussi riche en requêtes insolites!

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Cul-de-sac musical

23 décembre 2009 · 3 commentaires

Quand c’est pas Boom Desjardins qui reprend de soi-disant succès rock du Québec, c’est Garou qui joue au crooner sensuel en écorchant au passage les Je veux tout d’Ariane Moffatt et Sorry de Madonna. Qu’un Claude Dubois ou un Jean-Pierre Ferland décide de replonger dans son répertoire le temps d’un album de duos, ça passe toujours. L’exercice de rétrospective semble alors dépasser le principe de la machine à saucisses.

Depuis deux ans par contre, les disques de reprises pullulent dans les bacs des disquaires. Autant l’artiste confirmé que l’interprète-sans-saveur-abonné-des-tapis-rouges empruntent, dans toutes ses déclinaisons, le chemin facile des reprises. L’important est désormais de pousser la note sur des chansons popularisées, avec justesse si possible.

Doit-on craindre un point de non-retour pour la chanson québécoise? Peut-être, si on considère que certains revisitent des pièces sans même les connaître. Peut-être aussi, si on considère que la notoriété des uns et des autres l’emporte sur la qualité et l’originalité. Mais il vaut mieux croire que les disques de reprises sont les nouveaux disques de Noël. Ça pogne, ça vend et ça ne fait pas long feu.

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Petite Vie Noël Story, petit gâchis

21 décembre 2009 · 2 commentaires

L’attente était grande, peut-être trop grande pour l’émission spéciale La Petite Vie Noël Story. D’autant plus que le retour réussi de l’émission en 2002, là aussi avec un épisode de Noël, avait cristallisé son titre d’émission culte. Sept ans plus tard, la nouvelle mouture du sitcom s’est malheureusement gâtée, telle une infâme recette de Thérèse.

D’abord, l’intrigue aurait gagné à être resserrée, quitte à rendre les 30 premières minutes plus captivantes et à retrancher quelques blagues de rats racontées par Ti-Mé et Sti-Mé au ciel. L’idée de parodier les téléréalités n’était pas mauvaise en soi. Juste mal exploitée. Surtout que le récit a été ankylosé par les commentaires insignifiants du vrai-faux animateur Guy Jodoin et de l’analyste incarnée par Valérie Blais, censés faire efficacement le lien entre les candidats.

Autre constat: les Lise Dion, Jean-Michel Anctil et Dominic Sillon ne gagneront pas de Gémeaux pour leur interprétation risible du clan Groleau. Il faut dire que leurs gags ne volaient pas très haut (le fils qui zigne sans arrêt, genre). Pendant ce temps, Jean-Lou (Michel Côté) tentait tant bien que mal de nous divertir et la famille Paré, elle, semblait figée dans son décor en plywood.

Les minutes se sont lentement égrenées jusqu’à l’arrivée de Josée di Stasio, qui a d’ailleurs bien tiré son épingle du jeu. Thérèse (Diane Lavallée) s’est alors surpassée en faisant étalage de ses sempiternels ratés culinaires, avec lesquels elle a décroché mes premiers rires francs. Enfin.

Le clin d’oeil à la déconfiture de la famille Dion à On n’a pas toute la soirée en 2006, lorsque les Paré ont revisité Il était une fois des gens heureux aussi maladroitement que les frères et sœurs de Céline, figure également parmi les (rares) meilleurs moments.

En somme, le Noël Story que nous a servi l’auteur et interprète de Pôpa, Claude Meunier, n’était pas à la hauteur des épisodes de La Petite Vie concoctés quinze ans plus tôt. Mais vaut mieux se consoler en se remémorant l’ensemble de l’oeuvre et en oubliant cette heure et demie correcte au mieux, gâchée au pire.

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Coeur de pirate a toujours le vent en poupe

29 novembre 2009 · 2 commentaires

«Je suis passée de la fille pas connue à la fille qui a sa face partout.» Cœur de pirate est aussi la chanteuse de 20 ans qui, en l’espace d’un an, a vendu 150 000 albums des deux cotés de l’Atlantique. De Montréal à Paris, en passant par Londres, et bientôt de passage à Chicoutimi, elle vogue sur le succès tout en gardant les pieds sur terre.

Le buzz médiatique, Béatrice Martin, alias Cœur de pirate, ne le voit pas. Ou du moins, elle tente de ne pas trop s’y attarder. Elle dit vivre comme tout le monde, à la différence que des fans l’arrêtent dans le métro et qu’elle enchaîne magasinage de Noël et entrevues.

Après une série de concerts en France et en Belgique, marquée par une bronchite, la voilà de retour au Québec, requinquée. Béatrice ressent aussi un certain regain de sa popularité en sol québécois. Elle suppose que c’est l’effet du Félix de la Révélation de l’année récemment décroché au gala de l’ADISQ. N’empêche, elle craint toujours un ras-le-bol du public. «Je ne veux pas que les gens se tannent de moi», confie-t-elle au bout du fil.

Pas étonnant qu’elle pense quotidiennement à son deuxième album, prévu pour 2011, pour lequel elle a commencé à enregistrer des démos. Questionnée sur les thèmes de ce prochain opus, elle confirme que les relations interpersonnelles seront toujours à l’avant-plan. «Avant, c’étaient les gars qui me faisaient vivre de la merde. Maintenant, c’est le contraire. C’est le fun d’exploiter ce côté-là.»

Cœur de pirate n’envisage pas de revisiter des chansons sur le disque à venir, comme elle le fait en tournée (notamment avec Umbrella de Rihanna ou Étienne d’août de Malajube). «C’est toujours très risqué. Ce qui est beau avec les reprises, c’est de les faire en spectacle», déclare celle qui situe sa musique quelque part entre Jacques Brel, Joni Mitchell, Grizzly Bear et Feist.

Dans ses temps morts, Béatrice Martin «parle de tout et de rien» sur son blogue. Une initiative personnelle que lui ont inspiré des vedettes montantes comme Katy Perry et La Roux.

Par ailleurs, le 9 décembre prochain, Cœur de pirate et ses musiciens replongeront le public de l’Opéra cabaret urbain de Chicoutimi dans les aléas de son adolescence. Pirates amoureux, s’abstenir.

»Article paru le 29 novembre 2009 dans les pages de La Pige.

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Karen O et les maximonstres

13 octobre 2009 · Laisser un commentaire

KarenOandtheKidsÀ quelques jours de la sortie du très prometteur Where the Wild Things Are, il serait dommage de passer sous silence l’excellente bande sonore du film, composée et produite par Karen O des Yeah Yeah Yeahs.

La singulière chanteuse des YYYs a été approchée par le réalisateur du film, Spike Jonze, en l’occurrence son ex-conjoint. Elle s’est alors entouré d’une pléiade de musiciens, en commençant par ses comparses Brian Chase et Nick Zinner. Jack Lawrence et Dean Fertita, entre autres membres de The Dead Weather et The Raconteurs, comptent aussi parmi la dizaine de collaborateurs de Karen O and the Kids.

Parmi les 14 chansons, le premier extrait All Is Love ainsi que Capsize, Heads Up et Animal sont monstrueusement réussis. Un chœur d’enfants s’ajoute à l’occasion aux mélodies tantôt fougueuses, tantôt aériennes. L’album peut être écouté dans son intégralité sur imeem.com.

Max et les maximonstres prend l’affiche ce vendredi (16 octobre). L’adaptation de Where the Wild Things Are, écrite en 1963 par Maurice Sendak, nous fait découvrir le monde et les créatures imaginés par un petit bonhomme prénommé Max.

Crédit photo: Filter Magazine

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Flo Rida: un flot de hits, sans plus

11 août 2009 · Un commentaire

Flo RidaÀ première vue, la venue de Flo Rida à l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu figurait parmi les bons coups du festival. Depuis son entrée dans les hautes sphères du hip-hop en 2008, le rappeur américain est une véritable machine à hits et c’était en l’occurrence un de ses rares arrêts au pays. Sauf que sa performance s’est avérée bancale et brouillonne.

En fait, le show a commencé sur les chapeaux de roue avec une très cacophonique In the Ayer. Les marmonnements des trois accompagnateurs de Flo Rida empiétaient sur les paroles déjà inaudibles de la tête d’affiche. C’est sans doute pour se faire pardonner de cette mauvaise entrée en matière qu’ils ont lancé des serviettes autographiées dans la foule avant d’entreprendre la suite…

Ont suivi les plus réussies Jump, Elevator et Available, quoique le playback interférait avec le brouhaha de la bande. Autre bémol: le DJ a interrompu la plupart des pièces avant leur dénouement en déchargeant un agressant bruitage d’éclat de verre. Lassant.

On ne peut toutefois reprocher à Flo Rida un manque d’interventions auprès du public, même si parfois, ça sentait le remplissage. Quand il n’incitait pas l’un de ses acolytes à donner son bling-bling ou une montre de 2 000 $ à un membre du parterre, il cherchait des spectatrices hystériques prêtes à monter sur scène.

J’ai quitté au moment où le Floridien livrait son premier succès, Low. Les plus récentes Right Round et Sugar se faisaient toujours attendre par les jeunes en liesse près de la scène. Quant à moi, je ne m’attendais plus à grand-chose. Après tout, Flo Rida larguait ses chansons sous une tonne de décibels sans prouver un quelconque talent scénique.

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Coeur de pirate, nouvelle ambassadrice de Coca-Cola?

6 août 2009 · 2 commentaires

Béatrice Martin alias Cœur de pirate pourrait bien devenir la porte-parole québécoise de la boisson gazeuse Coca-Cola, si on se fie à certaines informations rapportées la semaine dernière par des médias d’ici et d’ailleurs. Et cela n’a rien à voir avec l’histoire des photos érotiques déterrée (sur le tard) par Le Soleil. Extrapolons.

D’abord, le magazine Marketing signalait mercredi dernier la participation de Cœur de pirate à une chanson conçue pour la prochaine campagne nationale de Coke (partenaire des JO de 2010 à Vancouver). Une chanson sympathique et entraînante – pour ne pas dire pétillante -, intitulée Ouvre du bonheur. L’adaptation canadienne de la chanson réunit la Montréalaise, le rappeur Kardinal Offishal et le chanteur de Bedouin Soundclash, Jay Malinowski.

Deux jours plus tard, un article du New York Times traitant de la prédominance de Pepsi au Québec effleurait les efforts déployés par Coke dans la forteresse québécoise. Puis venait cette affirmation :

«[David M. Moran, a spokesman for Coca-Cola Canada of Toronto,] said the company had signed “a major Quebec celebrity” to act as a spokeswoman, although he declined to identify her.»

Traduction libre : un porte-parole de Coca-Cola a affirmé que la compagnie avait signé avec une «importante célébrité du Québec» pour qu’elle agisse à titre de porte-parole, bien qu’il ait refusé de l’identifier.

Bon, le terme «célébrité» est peut-être à revoir. Mais comment ne pas faire un lien entre sa participation à la chanson et les propos du représentant de Coke?

M’est avis qu’une telle association avec Cœur de pirate séduirait la jeune clientèle de la compagnie. Reste à voir si ses fans lui reprocheraient de vendre son âme à une grande compagnie comme l’ont fait ceux de Pierre Lapointe lorsqu’une de ses chansons avait été récupérée par Toyota. À suivre…

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FEQ: Pierre Lapointe

26 juillet 2009 · Laisser un commentaire

FEQ_PierreLapointeLes premiers accords audibles sur Sentiments humains, le petit dernier de Pierre Lapointe, ont aussi fait office d’introduction dimanche dernier sur les Plaines. On a toutefois eu droit à des versions plutôt moyennes de Ces étranges lueurs et du Magnétisme des amants, car le chanteur au doux phrasé s’est d’abord révélé indolent, comme gêné par la foule qui lui faisait face. Ou serait-ce son coat de cuir trop ajusté qui le coinçait? Qu’importe. Une fois campé derrière son piano à queue, le Pierre Lapointe à l’humour pince-sans-rire et au charme indéniable a refait surface pour le reste de la soirée.

De constater que les pièces du dernier opus – y compris le mini-disque Les vertiges d’en haut - ont été favorisées n’est pas très décoiffant. De voir que les succès des deux premiers albums stimulaient davantage le public, non plus. Et ce, même si La Forêt des mal-aimés et Le Columbarium ont manqué à l’appel. Le paroxysme de la prestation? Le feu de camp de vacances imaginé par un Lapointe devenu Pomme d’Api, mettant la table à une magnifique Deux par deux rassemblés (avec guitare acoustique, flûtes à bec et shaker à l’appui) et à une robuste Au bar des suicidés.

Ses interprétations solo ajoutaient une deuxième dimension au spectacle (épatantes Nous restions là et Coulent les rires), loin des atmosphères orchestrales et psychotoniques portées par ses sept musiciens. C’est sans doute le secret de l’accessibilité de cette jeune figure de la chanson québécoise ayant marqué beaucoup de points en clôture du 42e Festival d’été.

Crédit photo: Festival d’été de Québec

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FEQ: Patrick Watson (and the Wooden Arms)

19 juillet 2009 · Laisser un commentaire

Watson_FEQQu’il est charmant Patrick Watson. Et l’univers du groupe, enivrant. Un univers de grésillements, clapotements, frottements et distorsions, qui, mercredi soir, paraissait plus sobre que sur leur dernier album, le très dense Wooden Arms. On avait beau retrouver les mêmes envolées instrumentales, les morceaux respiraient beaucoup plus. Et pour cause. Des projections – dont un court-métrage plus ou moins efficace – agrémentaient le programme. Elles n’avaient peut-être pas la même envergure qu’au Festival de Jazz de Montréal le 5 juillet dernier, mais elles venaient tout de même corroborer la vision iconoclaste des artistes montréalais. L’élément de mise en scène le plus apprécié demeure la traversée des quatre musiciens à travers la foule, tous pourvus d’un attirail de lumières et de porte-voix sur le dos.

Côté set list, le quatuor a commencé en lion avec Fireweed, Tracy’s Water et Beijing. Mais pas de The Great Escape sur le radar. Le bonheur de participer à un festival qu’ils affectionnent tout particulièrement était palpable dans les interventions de Watson. Sans oublier sa grande générosité lors des rappels – au nombre de cinq, incluant une jolie chanson en français. Une prestation harmonieuse et aboutie, tant au point de vue musical qu’esthétique.

Crédit photo: Renaud PhilippeVoir Québec

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